Histoire

Le Lamentin est une ville située à peu près au centre de l’île de la Martinique. Elle est la plus grande ville en superficie  et la deuxième la plus peuplée après Fort de France la capitale. C'est aussi la première ville industrielle de l'île.

Les berges de la rivière la Lézarde qui traverse la ville étaient fréquemment visitées par les lamantins, aujourd'hui disparus des Petites Antilles. Anciennement, un lamantin a été retrouvé échoué sur ses berges et depuis la ville porte ce nom.

Bien peu d'éléments nous sont parvenus et nous ne disposons hélas, que d'informations lacunaires sur l'histoire de l'Église du Lamentin. C'est en 1687 que la décision fut prise d'installer un curé sur le vaste territoire qui deviendra ultérieurement le Lamentin.

 



Il semble que la première messe dite au Lamentin le fut sous un figuier maudit. C'est probablement à cet emplacement que furent érigés plus tard une église et un presbytère. L'histoire de la paroisse est liée aux curés qui l'ont desservie ; ce furent les Capucins qui en assumèrent la charge jusqu'en 1811. Il convient toutefois de préciser que ce premier lieu de culte se trouvait sur les berges de la rivière Lézarde.

Cette zone inondable et insalubre n'étant pas propice à l'édification définitive d'une église, on décida de l'implantation de celle-ci sur le site actuel. C'était en 1699.

A la période de l'abolition de l'esclavage, en 1848, des travaux et réparations au presbytère furent entrepris ainsi que la construction d'un clocher et de la tribune.
En 1856, furent acquises trois cloches que bénit Monseigneur Le Herpeur dont, par ailleurs, le nom est resté attaché à l'histoire de l'enseignement à la Martinique. Une quatrième cloche fut ensuite achetée ainsi qu'une lampe dite "La Folie".
Le clocher comporte 5 cloches qui répondent aux prénoms de Maria Paula, Rose-Aimée, Joseph Charlotte, Louise Véronique, et Ange Céleste. Elles ont été replacées en 1901, Monseigneur de Cormont étant Evêque de la Martinique et le Père Charles Saint-Aude, curé du Lamentin. En 1860, la charpente de l'Église fut réparée, ainsi que le lambrissage.
Au début du siècle, une première reconstruction du clocher fut entreprise par le maître charpentier Léonce Bayardin. Des cloches nouvelles ont été installées "Joseph-Charlotte", parrainée par Mme Asselin de Vély et M. Honoré Midas; "Rose-Aimée", parrainée par Mme Ermance Berlan et M. Amédée Huyghes-Despointes; "Marie-Paula", parrainée par Mme Joinville-Eugène et M. Chomereau -Lamotte; "Louise-Léonie", parrainée par Mme Louise Guittonne et M. Léon Yotte.

Une grande restauration eut lieu, vers 1933-1934, construction des nefs latérales en béton et renforcement de la charpente par l'édification d'une double rangée de colonnes, réfection des marches du parvis et installation des premiers vitraux, reconstruction du presbytère, auparavant entièrement en bois, raccordement de la rue Hardy de Saint-Omer à la rue Saint-Laurent, (actuellement rue Schoelcher), séparant définitivement l'Eglise du presbytère.
A la suite du tremblement de terre de 1947, le chanoine Soubie étant en fonction, la municipalité conduite par le communiste Fernand Guilon, fit réaliser des travaux. Ceux-ci furent confiés à Raphaël Désir, Jacques Trinca étant chef de chantier. Ils mirent au jour des corps, enveloppés dans des linceuls et portant une pierre sur le front, signe distinctif des chrétiens. Les travaux qui furent alors réalisés donnèrent à l'Eglise sa forme définitive.
Avec les moyens de l'époque, et hors de toute structure d'entreprise, - rails de voie ferrée fournis par l'Usine du Soudon pour réaliser les fondations du clocher, - l'ingéniosité de l'équipe locale permit la création de la nef centrale (voûte surbaissée).
Celle-ci put être édifiée en prenant appui sur la structure de charpente d'origine, d'où la faible hauteur de cette voûte, au lieu d'un arc en plein cintre.

C'est aussi à cette époque que furent réalisés les vitraux des Rois Mages. MM. Jules Rosamond, Emmanuel Quitman, premier adjoint au Maire de l'époque et Raphaël Désir servirent de modèles. D'autres personnalités du Conseil Paroissial ont été immortalisées sur ces vitraux : Mmes Vautor, Saint-Aude, Vérin, Melles Bélair, Paulette Beaudza, puis d'autres encore, que nous n'avons pas pu identifier formellement.

De part et d'autre du porche, deux toiles monumentales du Père Arostéguy (1887-1956), auteur de nombreux portraits et scènes religieuses en Martinique comme en Guadeloupe, qui évoquent ici la mise au tombeau et la résurrection du christ (1955).

En Janvier 1977, réalisation d’une nouvelle phase de réfection sur les façades latérales gauche et droite, ainsi que les façades postérieures.

 

R é n o v a t i o n

 


 

Depuis de nombreuses années les fidèles et les religieux en charge de la paroisse attiraient l'attention des autorités municipales sur la nécessité d'entreprendre des travaux de restauration.
Il est alors apparu, en liaison avec les projets de rénovation du "Coeur de Ville" initiés par la municipalité qu'il serait opportun de développer, pour cette restauration, un projet esthétique et patrimonial.
C'est ainsi que, sur les conseils de MM. Etienne Poncelet, Architecte en chef des Monuments Historiques, Gérard Jacquat, Architecte des Bâtiments de France et Maurice Lantonnat, Réviseur Principal des Bâtiments de France a été élaboré le projet dont l'objectif était de redonner une unité à cet édifice très endommagé.
C'est à l'architecte Erick Orville qu'a été confié l'ensemble des travaux de rénovation qui comprennent notamment : mise hors-d'eau du bâtiment, embellissement et harmonisation de l'ensemble bâti, reprofilage des ouvertures en croix en partie haute des déambulatoires, ravalement complet des façades, traitement de la lumière naturelle par réfection des vitraux endommagés mobilier : remise à neuf des bancs et confessionnaux renforcement de la dalle de couverture des deux salles de catéchisme traitement des fissurations cachées.
Création de vitraux losangés dans les salles de catéchisme création de vitraux à scènes au niveau du choeur harmonisation des revêtements de sols par pose de comblanchien et parquet bois, remplacement complet de la charpente des chapelles latérales, réalisation d'un réseau d'assainissement des eaux pluviales et reprise complète des dallages extérieurs protection des ouvertures en croix par adjonction d'un réflecteur en verre armé.

 

L e s    v i t r a u x

 

 

Les vitraux de l'église du Lamentin, sont de différentes origines et de différentes époques. Nous pouvons les classer en cinq catégories.
1- Les baies de la nef sont dues à G.P Dagran, verrier à Bordeaux, maison fondée en 1864, qui fournit également des vitraux pour l'église de Rivière Pilote et la Cathédrale de Fort-de-France. Sur fond de décor de peltes de feuillages, plusieurs Saints sont traités en médaillons. L'ensemble est entouré d'une bordure bleue ou rouge cloisonnée de fleurs stylées.

2- Les vitraux du choeur, plus récents sont traités dans le même esprit pour les fonds et les bordures. Mais dans les médaillons, les symboles ont remplacé les Saints. Ce décor est l'oeuvre de Maumejean d'Hendaye, Basse Pyrénées.<

3- Les grandes vitreries du transept sont également de Maumejean ais de l'atelier parisien : les scènes bibliques remplissent la totalité des ouvertures, la facture en est plus moderne, les tryptiques occupent les murs Est et Ouest alors que sur les faces Nord et Sud, deux vitraux ovoïdes encadrés de quatre baies plein cintre éclairent de leur lumière colorée les bras du transept.

4- Avant la présente restauration huit occuli traitant de la vie de Saint Laurent décoraient la partie haute du choeur, encadraient une statue du Saint patron et complétaient un ensemble de fresques murales de Charles Triclot 1957. Huit tryptïques occupent maintenant ce lieu avec ce même thème de la vie de cet illustre diacre qui distribua aux pauvres de Rome les trésors de l'église pour prévenir la rapacité du fisc païen et mourut sur les charbons ardents du gril. Ce travail a été réalisé par les ateliers Barthe Bordereau d'Angers.

5- Les huit vitraux de la nef haute sont aussi des tryptiques dûs à Maumejean Paris. Traités comme ceux du transept avec u ne bordure colorée, ils représentent différentes phases de la vie du Christ.

Cet édifice renferme également un autel majeur en marbre blanc avec gradins et tabernacle attribué à Béraud, marbrier du Puy (Haute Loire) et daté de 1878. C'est un don de Madame Veuve Marchet. Posé sur un dallage de marbre blanc et noir, il forme avec la table de communion et la chaire à prêcher, un ensemble de qualité complémenté par deux autels latéraux dédiés à Marie et â Joseph.

Le Réviseur Principal des Bâtiments de France Maurice Lantonncat

 

P r o j e t   e s t h é t i q u e

 

Les différentes phases de travaux opérés au fil du temps ont marqué l'Église, lui donnant un aspect quasi baroque.

En effet, l'Église ayant évolué, se sont imprimées dans son architecture et sa décoration, les marques de ceux qui y ont travaillé, pour l'agrandir et l'embellir selon les besoins et les moyens techniques du moment.

Aucune époque n'apparaissait clairement, aucun axe ne se détachait. II fallait donc opter et c'est le parti de la sobriété qui s'est imposé. On a voulu en quelque sorte garder l'Église à cette étape de son évolution, en épurant, en stylisant, afin de faire ressortir les éléments les plus dignes d'attention. Ainsi, sont mis en relief:

• les vitraux, les autels, les dallages,

• les statues de Saint Laurent, patron de la paroisse, et les plaques commémoratives,

• les éléments mobiliers en bois

Une étude de couleurs détaillée a été réalisée, appuyée de nombreux essais sur chantier, soumise pour avis au maître d'ouvrage et à l'architecte des Bâtiments de France.
A l'intérieur: un ensemble sobre et homogène, rythmé par l'ordonnancement régulier de la nef, joue en douceur avec la lumière naturelle diffusée par les vitraux.
A l'extérieur : deux axes principaux de recherche ont abouti à une lecture claire et à la mise en valeur des éléments architectoniques existants, par l'utilisation d'un vocabulaire simple de couleurs.

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  •  Messes en semaine 

          - Lundi : 18h30

          - Mardi, mercredi, jeudi et  vendredi  :  6h30  

 

  • Messes dominicales

          - Samedi à 18h00  

          - Dimanche à  6h00  - 8h00 et

                10 H :

               . 2ème dimanche du moi (messe de la catéchèse)

               . 3ème dimanche (messe des jeunes et des mouvements)

  

  • Adoration du saint sacrement

                 - Le lundi à 17h30, suivie de la messe

                 - Le vendredi de 15h à 18h

 

  • Confessions

 En semaine après les messes du mardi, jeudi et vendredi : de 7h à 7h30

 

  •  Permanences  du Curé 

          
           Mardi  et vendredi :  8h30 - 11h30

     

  • Secrétariat

   Bureau Paroissial : Accueil
   Mardi, mercredi, jeudi, vendredi de 7h30 à 12h00
   Mercredi et vendredi  de 14h30 à 17h00

 

  SAINT VINCENT DE PAUL

La permanence pour les personnes en difficultés sociales a lieu chaque samedi de 8h30 à 12h00, salle Notre Dame (bâtiment bleu situé derrière le presbytère).

 

  • Aumônerie

Hôpital Mangot Vulcin

Vous connaissez un malade, une personne immobilisée à l’hôpital de Mangot Vulcin, et qui désire une visite ou un sacrement·?

Adressez-vous à l’aumônerie sur place à l’hôpital en demandant le poste 82 44,  0696 97 88  

 

2017  Paroisse Saint-Laurent Lamentin Martinique