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DIMANCHE 30 JUIN  2019  

TREIZIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE - ANNEE C 

 

Les textes de la liturgie de ce jour ont un caractère un peu déroutant et même choquant : Elisée ne peut aller embrasser ses parents avant de suivre Elie, un homme ne peut enterrer son père avant de suivre Jésus, et enfin un autre ne peut dire adieu à ses proches. N’est-ce pas en contradiction avec les 10 commandements qui demandent d’honorer ses parents ? Comment Jésus peut-il demander quelque chose a priori inhumain ?

La clef de lecture de ces textes étranges se trouve dans la seconde lecture, la lettre de saint Paul aux Galates, et se résume à un mot : Liberté.
 
I/ La liberté au cœur de la foi.
Quand on demande ce qui est central dans la foi, peu de gens répondent la liberté. La religion est assimilée à des contraintes et à des règles à suivre. Pourtant, Adam et Eve ont été créés libres. Au cœur de l’AT, l’Exode et l’Exil nous rappellent que la liberté est au cœur de l’expérience de foi du peuple élu : Liberté et sortie de l’esclavage avec l’Exode et la Torah, fin de la liberté et retour à l’esclavage avec l’Exil et les Prophètes. Et le NT tourne autour du même thème : par sa mort et sa résurrection, Jésus nous libère du péché et de la mort. Le cadeau de Dieu en Christ est bien de faire de nous des hommes libres. La liberté est au cœur de la foi et de la relation d’Alliance entre Dieu et les hommes. Cette liberté n’est pas sans implications : elle nous demande d’être justes et de vivre dans l’amour de Dieu et du prochain.

II/ La liberté est la condition de l’amour.
La liberté est première car sans liberté on ne peut aimer en vérité. L’amour découle de la liberté. Parce que je ne suis pas esclave, parce que je ne suis pas enchainé par des liens de race, de sang, de classe sociale, de sexe ou toute sorte de lien, je peux aimer en vérité parce que je suis libre. C’est le paradoxe de l’amour : pour aimer en vérité je dois me détacher de l’objet même de mon amour et ne pas en être esclave. Un enfant n’est pas l’esclave de ses parents, comme les parents ne sont pas esclaves de leurs enfants. Un mari et une femme ne peuvent bâtir un couple sur la soumission de l’un à l’autre car ce n’est pas de l’amour mais de la servitude. L’amour vrai suppose la liberté.
Et dans ces textes, la Parole de Dieu nous invite à une liberté radicale : celle d’avec nos propres parents, notre propre famille, notre propre sang : se libérer de la chair pour vivre de l’Esprit.

III/ La liberté permet l’amour de tous, y compris des parents.
Vivre sous l’Esprit, c’est accepter que la famille de Dieu est une famille pleine de frères et de sœurs, de mères et de pères. Qui sont mon Père et ma Mère dit Jésus : tous ceux qui écoutent la Parole ! La liberté des enfants de Dieu reçue au baptême nous rend parents d’une multitude de frères et de sœurs. Dans notre communauté, il n’y a pas des communautés différentes mais une seule famille où nous sommes tous frères et sœurs. Ce que demande Jésus c’est de nous libérer de nos esclavages du sang, de la race, de la classe sociale, du sexe, pour élargir notre cœur et notre regard au monde entier.
Alors nous verrons que Dieu ne nous demande pas d’abandonner notre famille ou nos parents, car ils sont inclus dans ce même amour qui dépasse nos esclavages et nos limites. Au contraire, l’amour des parents n’en sera que plus grand et renforcé mais il sera enrichi de l’amour de tous ceux qui sont enfants d’un même Père, l’amour de l’humanité, à l’exemple de l’amour de Dieu pour chacun d’entre nous. Nous sommes tous les bien aimés du Père, tous au premier rang. Personne n’est au second rang, notre famille n’est pas rétrogradée à un rang subalterne mais elle est enrichie d’une multitude de frères et de sœurs, de mères et de pères.
Facile à vivre ? Non, seul l’Esprit nous permet d’y arriver. Seule la liberté des enfants de Dieu reçue à notre baptême permet de le vivre. La chair reste encore bien plus forte que l’Esprit, le communautarisme l’emporte encore sur cet appel de Dieu à aimer tout homme. Nous sommes encore bien souvent esclaves et non des hommes libres, demandons au Seigneur de nous donner cet esprit de liberté pour nous apprendre à aimer et vivre en frères.

P. Damien Stampers.

 

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